lundi, 05 mai 2008

Un beau jour, peut-être une nuit

Les mêmes images me viennent souvent lorsque j'effectue des nuits au péage.

Des phares s'approchent lentement de ma cabine, le moteur est silencieux. Les vitres de cette voiture sont teintées, si bien que c'est mon reflet que je vois en premier.

Le carreau s'abaisse lentement, un ticket passe au travers de la vitre tout juste ouverte. Je le saisis avec une hésitation certaine, je m'empare de la carte qui m'est tendue, effectuant les gestes machinaux.

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La scène est sans parole, très brève dans son déroulement et rapide dans la nuit. Le temps suspend ainsi son cours le temps du passage d'une limousine.

Ce n'est jamais le chauffeur qui s'en occupe mais son passager mystère; je n'ai jamais vu le vrai visage de cette limousine qui hante mes nuits.

Seulement un reflet, et puis plus rien. Dans le prolongement de l'autoroute, c'est le néant des idées; sur la bande d'arrêt d'urgence traîne un réveil, je la vois qui défile et je l'entends sonner.   Au péage reviennent souvent les mêmes images..

Des idées noires car trop souvent polluées; la route se ponctue d'histoires, avalant les kilomètres sans jamais en être rassasié.  Le long d'une barrière sans horizon, une limousine s'en va continuer d'hanter mes nuits. Seulement comme ça, sans raison.

 

Illustrateur, croqueur et complice : Denis Roselet © Mars 2008

mercredi, 23 avril 2008

Liber-Tis

 Bonjour,

 

Depuis quelques temps, je me fais ma petite publicité. Explications.

 

Ca a commencé dans ma cabine. J'avais imprimé au préalable quelques petits papiers, soigneusement découpés, et quand le contact passait bien, je laissais un petit souvenir à mes clients de passage. Il m'est arrivé aussi d'en glisser quelques-uns au hasard entre un reçu de CB et la CB.

Ainsi, mes écrits poursuivaient leur voyage, sans moi, frustré de ne pas pouvoir m'en aller à mon tour.

 

Maintenant, quand je voyage, j'emprûnte toujours l'autoroute. Pour son aspect pratique -même si c'est coûteux- et pour aller plus vite.

Arrivé au péage, j'ai encore ma petite reserve de papiers. J'en tends un alors au péagiste, qui, bien sûr, se demande ce que c'est..

 

Extrait choisi :

« -Euh.. c'est quoi ?

-Bin, un jour, j'étais à votre place.. Et puis, j'ai fais un blog sur ce boulot. Et voilà.

-Ah tiens, c'est marrant ça.. J'ai failli le faire.

-Bin voilà.. N'hésitez pas, lisez, commentez, c'est fait pour.. »

 

Au revoir, merci.

 

N.B : Bonjour au petit gars de la barrière près de Meaux et à tous ceux qui continuent de lire ces aventures.