mardi, 19 juin 2007

Se lever pour 5 heures

Il est une chose qui m'incommode depuis plusieurs années dans mon métier; les postes du matin, comprenez de 5h à 13h. Non pas que je sois déjà aller bosser après une nuit blanche, mais il subsiste toujours une petite appréhension la veille de ces matins-là.. Une peur seulement, celle de ne pas me réveiller.

Du coup, j'ai des difficultés à trouver le sommeil. Oh je sais, il n'est pas loin.. facile. Non, ce serait ici le besoin de le retrouver qui apparaîtrait le plus à propriéré pour qualifier cette angoisse. Car c'est une angoisse. Je ne m'endors pas, de peur de ne pas réussir à me réveiller.

J'avoue, il m'est arrivé quelques "panne d'oreiller". D'ailleurs, ce n'était même pas l'oreiller qui était en panne, ni le réveil.. Un des cinq sens, l'ouïe, va à l'encontre d'une matinée tout ce qu'il y a de plus normal; à savoir, aller travailler.

Dans des lieux qui tournent 24h/24 et 7j/7, c'est fâcheux; Laurent Boyer d'RTL dirait même, "c'est ballot". Alors oui, cher Laurent, oui cher Mr mon hiérarchique supérieur, oui Mr le câdre; il est des employés que vous ne pourrez jamais encadrer, même avec la meilleure volonté du monde (celui du travail). La réponse à cela tient en deux mots : horloge biologique.

 Il n'y a certes pas de logique à l'absence injustifiée d'un employé à l'heure H. Soit il est malade, soit il abandonne son poste. Dans le second cas, c'est un motif de licenciement. Dans le premier, c'est à coup de somnifère qu'il se soigne.

Le verre d'eau est rempli et je tiens dans le creux de ma main ces petites pillules salvatrices. Au mieux, je me soigne; au pire, j'oublie d'entendre le réveil. Se lever pour 5 heures, un soucis avant-même d'aller travailler.