mercredi, 16 septembre 2009
La R.D.Dette
Odette s’est présentée devant moi ; ennuyée, elle m’a expliqué qu’elle était partie sans un sous sur elle, mais m’a tout de suite rassuré ; elle n’avait pas oublié de mettre ses dessous.
Sans dessus dessous, elle a retourné sa voiture, à la recherche d’un sou.
« Non, je ne sais pas ce que cela donne en ancien franc ; et pour être franc, je m’en moque un peu.. » lui ai-je répondu, alors qu’elle tentait de payer avec d’anciennes pièces. Odette paraissait désemparée, lorsque d’une voix calme, je lui ai adressé toute ma reconnaissance.
On a signé, ensemble, une reconnaissance de dette.
Odette, entêtée, m’a barratiné pour taper un demi tour
« -Pouvez-vous seulement fermer un peu les yeux ?
; « je ne peux pas fermer les yeux, vous êtes en face de moi.. »
Agacé par cette mamie aux mauvaises manies, on a décidé, d’un commun accord, de se mettre d’accord. Odette ce soir aura une dette de plus à s’acquitter, cette fois envers ma société et non plus dans celle où elle a pris l’habitude de ne plus payer. Les nerfs, la Dedette, pour sa R.D.D ; elle est partie en boule, ce papier pour elle ça roule, payer pour elle ça la saoule. Ivre de vitesse, elle avait pris l’autoroute en proie à un seul doute, une absence de clémence. Face à sa démence, je lui ai dit que cette fois je ne pourrais être comme mon prénom ; je ne fus nullement clément.
Reconnaissance de dette envers Odette ; Dedette à des dettes, mais s’entête, sans jamais perdre la tête, à faire son numéro d’opérette. C’est dans ce sens, que je lui accordai toute ma reconnaissance.
Ensemble, on a signé. Odette s’en est allée ensuite, résignée.
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lundi, 08 juin 2009
Du stress !
Puis arrivera une voiture blanche* cette fois, 7 lettres de joie et de bonheur. Elles vont accompagner vos regards. 7 lettres qui sont là pour s'assurer d'une tranquillité, d'une sécurité.
Sâchez, si vous avez quelque chose à vous reprocher, que seules trois choses comptent :
-La plaque d'immatriculation
-Le regard
-L'attitude
Je tiens ce tuyau d'une connaissance qui s'appelle Rousseau. Sûrement 7 lettres pour se dédouanner, en quelque sorte.
Sâchez enfin qu'il est inutile de partir très vite une fois la barrière ouverte devant vous; elle ne pourra en aucun cas se refermer avant que vous ne partiez.
Reste à vous d'afficher votre plus beau sourire..
(*authentique, la gendarmerie et les douanes possèdent ces couleurs.)
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mercredi, 03 juin 2009
Des lettres de mécontentement
Notre métier se traîne une mauvaise réputation : à peine un regard, à peine quelques mots, malaimable; je ne dénigre pas une partie de la profession mais j'éssaie de me mettre à sa place. Ce métier est pénible, c'est vrai, mais pas autant que quelqu'un qui travaille d ans le bâtiment et qui « flinguerait » sa santé par exemple.
Toutefois, il est un domaine qui m'interpelle : le contentieux.
Il y a des usagers qui ne se cachent pas (ni eux, ni leur mécontement par ailleurs) et nous previennent qu'ils écriront.. Et puis, il y a ceux qui se taisent, beaucoup plus nombreux que je ne pouvais l'imaginer. Le service contentieux reçoit ainsi des dizaines de missives par mois de personnes se plaigant de l'autoroute : airs de service disgracieux, obstacles sur une portion, file d'attente aux péages et puis, l'attitude et les propos du receveur face à eux (ou plutôt, à leur côté gauche).
Pourtant, il ne m'a jamais été donnée l'occasion d'en lire une seule me concernant.
Tout comme aux autres péagistes d'en lire les concernant.
Alors voici une occasion que je saisis pour remercier le service contentieux de ne pas nous saper le moral.
Une pénibilité épargnée des deux côtés de la barrière, en somme..
Au revoir, merci.
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mardi, 16 décembre 2008
rêve et cauchemard
Cauchemard de péage
Il y a un rêve et un seul que j'ai fais sur mon travail. Je me permets de vous en livrer quelques détails..
Les voies de péage étaient bien plus longues que celles actuelles. Elles ressemblaient à des pistes de bowling, car les voitures ne pouvaient pas changer de file. Les cabines n'étaient pas alignés comme elles le sont, mais réparties le long des voies, bien distancées.
Je me souviens avoir marcher longuement et regarder ce spectacle. Il faisait nuit et j'arpentais une piste pour atteindre ma cabine. Le vent soufflait et je me suis retourné pour ne pas lui faire face.
Et après, on s'étonne que je vienne travailler à reculons !
Voilà, merci, Au revoir.
Illustrateur, croqueur et complice : Denis Roselet © Avril 2008
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