22/05/2008

Douanier 007

Bonjour !

 

Au péage, il y a parfois les douanes.

Quand elles débarquent, il s’opère un certain changement dans les comportements des automobilistes.

Il faut savoir que les douanes se fondent sur trois choses : plaque, attitude et regard.

 

Sachant cela, j’ai observé l’attitude des gens avec moi…

 
Il y a les fameux tours bus des musiciens qui, entre deux dates, empruntent l’autoroute. En général, je ne me trompais pas en leur souhaitant une bonne fin de journée accompagnée d’un clin d’œil évocateur. Trois fois sur quatre, ça ne ratait pas.

Il y a le bus tout court, celui de la compagnie « Eurolines » ; Avis aux voyageurs souhaitant se rendre aux Pays-Bas, c’est en redescendant la France que cela se passe.

Il y a la voiture anonyme, celle du passeur. J’en ai deviné qui maîtrisaient bien leur truc. J’en ai vu d’autres qui avaient laissé aux douaniers de très belles prises.

Enfin, il y a les anonymes ; ceux-là me laissaient leur croquette avec le ticket d’autoroute.

A ces derniers, je les en remercie aussi d’un clin d’œil.

Il y eu des automobilistes qui voulaient payer avec ; les douaniers n’étaient même pas présent… Mais j’y perdais au change je crois.

 
Les autres, je me retournais et voyais leur bagage étalé le long du trottoir jouxtant le parking.

Avant, c’est les pompes, les fringues, les chaussettes. Ensuite, la voiture. Parfois, c’est mécanique et très impressionnant.

Quand les douaniers se trompaient, ils n’aidaient pas les automobilistes à refaire leurs bagages. Quand ils ne se trompaient pas, c’était pareil par ailleurs. Ils ont tout droit, et celui de ne pas ranger. C’est ce qui me dérangeait le plus.

 

Cependant, j’ai aussi subi le regard des douaniers envers moi. Il y en a un qui m’a même dit :

« Toi, mon gars, je ne te raterai pas quand tu passeras de l’autre côté de la barrière.. », gentiment. C’était un homme originaire de Bourgogne, le nez fin de la brigade. On avait discuté alors que je me grillais une cigarette roulée. Je les roule toujours de manière conique. Allez savoir le côté comique…

 

Mais le jour où j’ai vraiment flippé, c’est quand je suis allé caresser naïvement le chien. Un labrador très gentil, au demeurant. Je me suis vite empressé de monter au local de pause… Il commençait à renifler mes poches.

 On a beau dire que le chien est le meilleur ami de l’homme ; ça dépend du dresseur.

 

Histoire de me dédouaner…

 

Merci, au revoir !

 

 

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