vendredi, 18 septembre 2009
L'aquarium
Bonjour !
Il arrive que des automobilistes nous perçoivent comme des poissons dans l'eau.
Cette cabine de verre de trois mètres cube laisse en effet penser à cette métaphore.
On appelle l'aquarium, parfois dans notre métier, la cabine dans laquelle nous travaillons.
Et les mauvaises langues d'ajouter... Nous bullons.
Gloup, gloup Merci.
Gloup, au revoir.
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mardi, 26 août 2008
lettre aux vacanciers
Autoroute X, Peage de Y, Heure H pour une histoire Z. Bouchon syphon, chaleur 40°C bitume, bruits de moteurs, odeur d'échappement. Une belle journée, mois Août. Saison, été. Clim à fond.
Postulat : un empressement.
Problématique : ouvrir son carreau et laisser la chaleur entrer.
s'acquitter du montant du péage.
garder le sourire.
Perdre le temps gagné à discuter avec un péagiste ?
Réplique :
« Madame, Monsieur,
Votre transaction est à présent enregistrée. Veuillez vérifier votre monnaie, aucune réclamation ne sera admise après le péage. Merci de votre attention et bonne route. Au revoir, merci. »
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jeudi, 22 mai 2008
Douanier 007
Au péage, il y a parfois les douanes.
Quand elles débarquent, il s’opère un certain changement dans les comportements des automobilistes.
Il faut savoir que les douanes se fondent sur trois choses : plaque, attitude et regard.
Sachant cela, j’ai observé l’attitude des gens avec moi…
Il y a les fameux tours bus des musiciens qui, entre deux dates, empruntent l’autoroute. En général, je ne me trompais pas en leur souhaitant une bonne fin de journée accompagnée d’un clin d’œil évocateur. Trois fois sur quatre, ça ne ratait pas.
Il y a le bus tout court, celui de la compagnie « Eurolines » ; Avis aux voyageurs souhaitant se rendre aux Pays-Bas, c’est en redescendant la France que cela se passe.
Il y a la voiture anonyme, celle du passeur. J’en ai deviné qui maîtrisaient bien leur truc. J’en ai vu d’autres qui avaient laissé aux douaniers de très belles prises.
Enfin, il y a les anonymes ; ceux-là me laissaient leur croquette avec le ticket d’autoroute.
A ces derniers, je les en remercie aussi d’un clin d’œil.
Il y eu des automobilistes qui voulaient payer avec ; les douaniers n’étaient même pas présent… Mais j’y perdais au change je crois.
Les autres, je me retournais et voyais leur bagage étalé le long du trottoir jouxtant le parking.
Avant, c’est les pompes, les fringues, les chaussettes. Ensuite, la voiture. Parfois, c’est mécanique et très impressionnant.
Quand les douaniers se trompaient, ils n’aidaient pas les automobilistes à refaire leurs bagages. Quand ils ne se trompaient pas, c’était pareil par ailleurs. Ils ont tout droit, et celui de ne pas ranger. C’est ce qui me dérangeait le plus.
Cependant, j’ai aussi subi le regard des douaniers envers moi. Il y en a un qui m’a même dit :
« Toi, mon gars, je ne te raterai pas quand tu passeras de l’autre côté de la barrière.. », gentiment. C’était un homme originaire de Bourgogne, le nez fin de la brigade. On avait discuté alors que je me grillais une cigarette roulée. Je les roule toujours de manière conique. Allez savoir le côté comique…
Mais le jour où j’ai vraiment flippé, c’est quand je suis allé caresser naïvement le chien. Un labrador très gentil, au demeurant. Je me suis vite empressé de monter au local de pause… Il commençait à renifler mes poches.
On a beau dire que le chien est le meilleur ami de l’homme ; ça dépend du dresseur.
Histoire de me dédouaner…
Merci, au revoir !
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samedi, 27 octobre 2007
La petite souris (fâble)
Il était une fois un renard qui vivait pas loin de nous; il était une fois des hirondelles qui n'habitaient pas loin de nous.
Il était une fois des excursions, dans le silence de la nuit. Là, à l'heure où il n'y a plus de voiture; là, une petite souris traversait les voies au péril de sa vie de petite souris. Il était une fois, la petite traversée de la petite souris.
Et comme pour toutes les histoires, il faut une fin :
La petite souris avait faim, le renard boitait, les hirondelles avaient déménagés..
La gare venait d'être automatisée.
Adieu, merci.
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