08/12/2009
Faites-moi voyager !
Le métal côtoie le bois et le vent balaie la cime des arbres.
« Y a qu’à paris qu’il y a ça » prévient une dame à son petit-fils ; oui madame, c’est le côté magique de Paris. Une plaque et un numéro pour avoir le droit d’exercer ; plusieurs plaques de rues et des touristes faisant leur numéro. Ainsi va Paris.
Le métal est la barrière;
les arbres les abords,
le ruban fait son numéro.
Bonjour,
merci.
Adieu.
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09/11/2009
ticket post-mortel
Il m'est arrivé à quelques reprises d'être traversé par des frisssons lorsque certains véhicules passaient dans ma voie.
La première fois, j'ai vu des hommes armés jusqu'aux dents debarquer et veritablement encercler le péage. Il ne s'agissait pas d'une attaque comme l'on pourrait être amené à le penser, car ces hommes, jusqu'aux dentitions plombées, appartenaient au corps de la Gendarmerie.
L'escorte en question concernait un Poids-Lourds (cl.4) qui transportait des matières radioactives. A 13 centimètres de soi, ce petit logo jaune sympathique comme tout et des militaires qui n'ont pas envie de rigoler.. Je me souviendrai longtemps.
La seconde et les fois suivantes, il s'agissait des pompes funêbres; un dernier voyage en quelque sorte pour le passager -homme ou femme- à l'arrière. Et souvent, les voitures qui la suivent font partie de la famille. Un frisson qui s'étale dans le temps avec, pour la circonstance, quelques têtes d'enterrement.
Adieu, merci.
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Tout est une question de transit..
Dans le monde de l'autoroute, on parle de bouchons pour désigner un engorgement.
Notre gastro-entérologue ? Il a très mauvaise réputation.
Il est cher et les jours de grande affluence, il se casse la tête pour remonter la file plus rapidement que les autres automobilistes. On a beau connaître les bouchons dans la région de la Champagne, on ne bulle pas pour autant dans nos cabines, rassurez-vous.
Le transit ? On le rend fluide autant que faire se peut...
Après on va dire qu'il y a des péagistes qui pètent plus haut que leur cul.
Au revoir, merci.
15:12 Publié dans main courante | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23/10/2009
La preuve par l'image
Bonjour !
Si vous voulez mettre un visage à des écrits, je vous invite à cliquer sur le lien suivant.
C'est une mini-série, il y en a encore quelques uns en placard.
Au revoir, merci.
C'est ici que cela se passe ................. http://www.youtube.com/watch?v=e3kJtr8pefM .........................
13:48 Publié dans arrêt de travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26/09/2009
Mon boulot, en trois mots ..
(SLAM)
Je travaille sur l'A26, sans carburer à la 8-6 ; en 2-4/2-7 votre trajet est effectué et arrive le moment de payer ..
Trois mots de vocabulaire à vous débiter, et selon votre tête en sus quelques débilités ; je suis habilité à créditer vos comptes courants quand vous vous arrêtez, à m'opposer à vous encaisser si la banque vous a lister ..
Bonjour .. ah non, c'est pas la même musique, bien que nous soyons sur la même longueur d'onde ..
Aucune réduction induite pour votre bonne conduite, et ne tentez pas de prendre la fuite ; à vouloir franchir les barrières, on ne peut s'affranchir d'une si moche entrée en matière ; Au péage, je suis conscient que c'est le prix qui fait autant de ravages ; que l'on voudrait tordre le coût, et pour le coup, desserrer la ceinture ;
Pour votre sécurité, et parce qu'avec la monnaie il est inutile de palabrer, ce péage est doté d'un détecteur de faux-billet ; veuillez vérifier votre monnaie, que votre portière est bien fermée et que vos phares sont allumés. Histoire de me faire bien voir, j'élargis ma fonction de péager, et bien que ma jeunesse m'autorise à quelques ivresses, ces mots de sagesse ne me confessent davantage de largesses ; Seul l'esprit se doit d'être assez large pour que l'attitude appelle à la gratitude ;
Ne me remerciez pas, car votre titre de transit est refusé ..
.. et les insultes ont fusés ! ..
Sur l'A26, c'est aux péages que sont les orages. 11/07/2005
(BIENVENUS ALIX, MAXIME, FRANCOISE, ANTOINE)
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18/09/2009
Les Surveillants Péage
Bonjour...
Dans la hiérarchie péagistique, il y a le receveur qui est en bas de l'echelle et son supérieur, un barreau au-dessus. On les appelle avec abbréviations des S.P, pour
Surveillant Péage.
Parmi les nombreuses fonctions que le S.P doit occuper (et que je tairais pour éviter un procès), prenons simplement le mot : surveiller.
Je suis remonté une nuit et j'ai regardé pendant ma pause un épisode de la série N.C.I.S. avec mon S.P. Malin, il avait branché une antenne TNT à l'ordinateur. D'un oeil, il surveillait le péage, regardait les barrières se monter et se descendre. D'un second oeil, c'est l'épisode 12 de la saison 3 qui passait sur la chaîne 6.
Moralité : quand on est S.P, c'est surtout une question de chiffres. Sur les écrans et sur la fiche de paie.
Mais, de rien.
Au revoir !
19:13 Publié dans poste de nuit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
L'aquarium
Bonjour !
Il arrive que des automobilistes nous perçoivent comme des poissons dans l'eau.
Cette cabine de verre de trois mètres cube laisse en effet penser à cette métaphore.
On appelle l'aquarium, parfois dans notre métier, la cabine dans laquelle nous travaillons.
Et les mauvaises langues d'ajouter... Nous bullons.
Gloup, gloup Merci.
Gloup, au revoir.
19:02 Publié dans 30 millions d'amis | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16/09/2009
La R.D.Dette
Odette s’est présentée devant moi ; ennuyée, elle m’a expliqué qu’elle était partie sans un sous sur elle, mais m’a tout de suite rassuré ; elle n’avait pas oublié de mettre ses dessous.
Sans dessus dessous, elle a retourné sa voiture, à la recherche d’un sou.
« Non, je ne sais pas ce que cela donne en ancien franc ; et pour être franc, je m’en moque un peu.. » lui ai-je répondu, alors qu’elle tentait de payer avec d’anciennes pièces. Odette paraissait désemparée, lorsque d’une voix calme, je lui ai adressé toute ma reconnaissance.
On a signé, ensemble, une reconnaissance de dette.
Odette, entêtée, m’a barratiné pour taper un demi tour
« -Pouvez-vous seulement fermer un peu les yeux ?
; « je ne peux pas fermer les yeux, vous êtes en face de moi.. »
Agacé par cette mamie aux mauvaises manies, on a décidé, d’un commun accord, de se mettre d’accord. Odette ce soir aura une dette de plus à s’acquitter, cette fois envers ma société et non plus dans celle où elle a pris l’habitude de ne plus payer. Les nerfs, la Dedette, pour sa R.D.D ; elle est partie en boule, ce papier pour elle ça roule, payer pour elle ça la saoule. Ivre de vitesse, elle avait pris l’autoroute en proie à un seul doute, une absence de clémence. Face à sa démence, je lui ai dit que cette fois je ne pourrais être comme mon prénom ; je ne fus nullement clément.
Reconnaissance de dette envers Odette ; Dedette à des dettes, mais s’entête, sans jamais perdre la tête, à faire son numéro d’opérette. C’est dans ce sens, que je lui accordai toute ma reconnaissance.
Ensemble, on a signé. Odette s’en est allée ensuite, résignée.
11:05 Publié dans emargement | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
sous substance
Bien des automobilistes ont dû se poser la question à savoir si j'étais dans mon état normal hier. A ceux-là, je réponds bien sûr que oui.
Seulement il ne me plaît pas toutes les huit heures de pratiquer un tel racket. Oui, vache à lait, souvenez-vous.. faut bien quelqu'un pour les traire ! Je sais que c'est cher puisque j'y travaille, je sais que cela a dû augmenter depuis la dernière fois, je sais que la Sécu (Routière) ne vous rembourse pas, que l'autoroute -hélas- enlève parfois des vies..
Les grosses cylindrées pour la frime et les grosses coupures, j'en vois défiler toutes mes journées. Les caravanes finissent dans les portants parce qu'au bout du voyage vous avez fini par les avoir oubliées. En général, j'enlève 10 ans à la nana coté gauche qui paie par rapport à son mari gros bidon volant à droite qui ne me regarde pas. Le ticket est dans 70% des cas dans le pare-soleil, si ce n'est pas perdu puisqu'il y aurait eu du soleil. Je passe du Coq à l'Âne en l'espace de quelques secondes. Mais parmi tout cela, je sais que vous allez devoir me donner des sous. Hier, j'en étais désolé.
C'est cher ?
Vous pensez pas qu'on peut faire un truc pour aller contre cela ?
Ah ah, je vous vois venir.. Péage gratuit ?.. Seulement les jours de grève !
"C'est pas gratuit aujourd'hui ? -Ah non Monsieur.. Fallait passer hier !"
Ils sont loin les jours de grève.. et j'ai bien peur que, bientôt, ils ne soient plus payés. Je viendrai quand même. En touriste.
11:04 Publié dans Medecine du travail | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
